Tu tombes sur des gens “compliqués”…

Tu tombes sur des gens “compliqués”… parce que tu t’y attends

Tu as déjà remarqué ce phénomène étrange ?
Tu rencontres quelqu’un de nouveau, et très vite tu te dis :

« Encore une personne compliquée… »

Le ton t’agace.
Une phrase te pique.
Un regard te paraît bizarre.

Et tu te confirmes intérieurement :

« Je tombe toujours sur ce genre de personnes. »

Mais si je te disais que ce n’est pas la personne qui est compliquée,
mais le filtre avec lequel ton cerveau la regarde ?


Le cerveau fonctionne comme un détecteur… pas comme une caméra

On croit souvent que notre cerveau enregistre la réalité telle qu’elle est.
En réalité, il sélectionne.

Imagine que ton cerveau soit comme un vigile à l’entrée d’un bâtiment.
Il a une mission simple :
👉 repérer ce qui pourrait poser problème.

Si tu t’attends à des gens compliqués,
le vigile est en alerte maximale.

Il va repérer en priorité :

  • le ton un peu sec
  • la remarque maladroite
  • le silence mal interprété

Et il va laisser passer sans les voir :

  • les gestes neutres
  • les intentions correctes
  • les moments normaux, banals, humains

Résultat : tu ne vois qu’une petite partie de la personne,
celle qui confirme ce que tu crois déjà.


Exemple concret : la réunion au travail

Tu arrives à une réunion déjà tendu, en pensant :

« De toute façon, ils sont compliqués ici. »

Quelqu’un coupe la parole → irritation.
Une remarque mal formulée → agacement.
Un silence → tu te sens ignoré.

Mais tu ne remarques pas :

  • les moments où on t’écoute
  • les échanges neutres
  • les intentions maladroites mais non agressives

Ton cerveau fait un montage sélectif, comme un film dont il ne garderait que les scènes négatives.


Métaphore simple : les lunettes teintées

Imagine que tu portes des lunettes avec des verres légèrement gris.
Tout te semble plus sombre.

Le monde n’a pas changé.
Mais ta perception, oui.

Le stress, la fatigue, les expériences passées sont exactement ça :
👉 des lunettes invisibles.

Et plus tu les portes longtemps,
plus tu oublies qu’elles sont là.


Pourquoi ton cerveau fait ça (et ce n’est pas contre toi)

Ton cerveau ne cherche pas à te rendre malheureux.
Il cherche à prévoir.

Il se dit :

« Si je repère vite ce qui agace, je pourrai me protéger. »

Le problème, c’est que :

  • il exagère
  • il généralise
  • il confirme ses propres scénarios

Et tu te retrouves à vivre toujours les mêmes types de relations,
pas parce que le monde est ainsi,
mais parce que ton cerveau montre toujours la même version.


Le déclic : ce n’est pas “les gens”, c’est ton état intérieur

Quand tu es calme :

  • le même ton te paraît neutre
  • la même phrase te glisse dessus
  • le même regard ne déclenche rien

La personne est identique.
Mais toi, tu n’es plus en alerte.

Et soudain, les gens semblent :

  • moins compliqués
  • plus nuancés
  • plus humains

Conclusion simple

Tu ne tombes pas sur des gens compliqués.
Tu tombes sur des gens,
à travers un cerveau qui cherche ce qu’il s’attend à trouver.

Change l’état intérieur,
et le monde extérieur paraît déjà différent.


Guido Saverio