đŸ–€ Parfois, ceux qui te font le plus de mal ne sont pas tes ennemis
 mais tes propres « frĂšres ».

Mon/ma cher(e) jeune,

Tu sais, avec les annĂ©es, j’ai appris que le mal ne vient pas toujours de lĂ  oĂč on s’y attend.
Les ennemis, on s’en mĂ©fie. On s’y prĂ©pare. On met une distance, une dĂ©fense.
Mais ce qui fait le plus mal, c’est quand le coup vient d’un frĂšre. D’une sƓur. De quelqu’un qu’on aimait comme soi-mĂȘme.

Oui, il y a des frÚres qui te détruisent mieux que tes ennemis.
Par jalousie. Par rancune. Par immaturité. Par peur, parfois.
Et le pire, c’est que tu ne le vois pas venir. Parce que tu leur faisais confiance.
Tu les as aidĂ©s. Soutenus. DĂ©fendus. Et un jour, ils t’enfoncent.

C’est triste. Mais c’est vrai.

Alors laisse-moi te dire ceci, avec toute l’expĂ©rience d’un vieil homme :
Ne laisse pas la trahison d’un proche te transformer en quelqu’un de froid ou de mĂ©fiant envers tout le monde.
Tu as le droit d’avoir mal. Tu as le droit d’ĂȘtre en colĂšre. Mais ne laisse pas cette douleur infecter ton cƓur.
Pardonner ne veut pas dire oublier ou tolĂ©rer. Ça veut dire libĂ©rer ton Ăąme du poids de ce qu’on t’a fait.

Et surtout, retiens bien :
La famille, ce n’est pas toujours le sang.
Parfois, tes vrais frĂšres, tes vraies sƓurs, ce sont ceux que tu rencontres plus tard : ceux qui te respectent, qui te soutiennent sans intĂ©rĂȘt, qui ne te poignardent pas quand tu tournes le dos.

Choisis ta tribu.
Ne reste pas lĂ  oĂč ton cƓur se brise Ă  rĂ©pĂ©tition.
MĂȘme si c’est un frĂšre. MĂȘme si c’est quelqu’un que tu aimais.
Car le respect, la loyautĂ©, l’amour sincĂšre
 ça ne s’impose pas. Ça se reconnaĂźt.

Tu n’es pas seul(e), tu sais. Le monde est dur, oui, mais il y a aussi des gens vrais. Des gens bons. Des gens qui sauront voir en toi ce que d’autres ont dĂ©truit.

Reste droit(e). Reste digne. Et avance.

Avec toute ma tendresse et ma vérité,
Un vieux qui a connu la trahison
 mais qui a survécu.

  • Guido SAVERIO
  • vivre avec guido