Deux personnes vivent la même chose… et pourtant l’une souffre, l’autre pas
Imaginez deux collègues, Clara et Max.
Ils assistent tous les deux à la même réunion : leur manager critique un projet qu’ils ont présenté.
- Clara rentre chez elle énervée, rumine toute la soirée, se sent nulle et perd confiance en elle.
- Max, lui, prend une grande respiration, note les points à améliorer et se dit : “Ok, ça me servira pour la prochaine fois.”
Même événement. Même remarque. Même réalité.
La seule différence ? Leur état intérieur.
1️⃣ L’intérieur crée la perception
Notre cerveau n’est pas un enregistreur objectif.
C’est un filtre émotionnel.
Il choisit ce qu’il voit, amplifie ce qu’il craint et ignore ce qu’il estime sans importance.
- Clara a un filtre stressé : elle repère uniquement les critiques, les interprète comme un jugement sur elle.
- Max a un filtre détendu : il voit la critique comme un signal pour progresser.
Métaphore : imaginez deux lunettes.
Clara porte des lunettes rouges : tout ce qu’elle regarde semble agressif et menaçant.
Max porte des lunettes claires : le même paysage apparaît normal, ou même stimulant.
2️⃣ Les signes de l’état intérieur qui amplifie la souffrance
Comment savoir si ton état intérieur est “à risque” ?
- Tension corporelle : épaules crispées, mâchoire serrée, ventre noué.
- Ruminations : tu repenses en boucle à la situation, même plusieurs heures après.
- Réaction disproportionnée : une remarque anodine devient une montagne.
- Énergie bloquée : fatigue soudaine, sensation de lourdeur, incapacité à agir.
Ces signes sont comme des voyants lumineux sur ton tableau de bord : ton système nerveux est en alerte.
3️⃣ Comment l’état intérieur transforme la réalité
Prenons un exemple du quotidien : le trafic.
- Laura arrive en retard à son rendez-vous. Elle se crispe, klaxonne, s’énerve à chaque voiture devant elle. Le trajet semble interminable, stressant, presque insurmontable.
- Paul, lui, écoute un podcast, respire profondément, accepte qu’il arrivera un peu en retard. Le trajet passe vite, sans tension.
Même bouchon, même route. La perception change tout.
Le monde extérieur est identique, mais l’expérience vécue est complètement différente.
Métaphore : ton état intérieur est comme la météo dans tes yeux.
Deux personnes peuvent regarder la même journée : l’une voit un ciel orageux, l’autre un soleil doux.
Le ciel n’a pas changé. Seule la perception est différente.
4️⃣ Comment changer son état intérieur
Guido Saverio aime dire : “Le problème n’est jamais là où tu le cherches, il est toujours à l’intérieur.”
Quelques étapes concrètes :
- Observer la tension : note où tu ressens le stress dans ton corps.
- Respirer profondément : 3 grandes inspirations, en sentant le ventre se gonfler et dégonfler.
- Se recentrer sur le moment présent : qu’est-ce qui est réellement en train de se passer ?
- Se parler autrement : au lieu de dire “C’est horrible, je n’y arriverai jamais”, dire “C’est une difficulté, je peux apprendre et m’améliorer”.
Petit exercice : quand tu ressens une crispation, ferme les yeux 10 secondes, imagine un ciel clair au-dessus de toi, et relâche tes épaules. Ton cerveau reçoit le signal : tout va bien, pas de danger immédiat.
5️⃣ Le pouvoir de l’état intérieur
Changer ton état intérieur ne change pas les événements.
Mais il change tout ce que tu ressens, ce que tu fais et ce que tu attires ensuite.
Clara et Max reviendront sur la même réunion la semaine suivante :
- Clara percevra une nouvelle critique comme une attaque.
- Max l’accueillera comme une opportunité.
Même situation. Résultat complètement différent.
Conclusion
La vie ne te fait pas souffrir.
Ce n’est pas la remarque du manager, le bouchon sur la route, ou le retard qui te blesse.
C’est ton état intérieur, ton filtre émotionnel et mental.
💡 Petit mantra à retenir :
“Je ne contrôle pas tout ce qui arrive. Mais je peux choisir l’état avec lequel je le vis.”
Guido SAVERIO
