Tu penses “ça va encore mal se passer”… et tout change sans que tu t’en rendes compte
Imagine que tu mets des lunettes teintées en gris foncé.
Le ciel est bleu, mais tu le vois terne.
Les gens sourient, mais tu perçois surtout ce qui cloche.
Ces lunettes, c’est ton anticipation négative.
Quand tu penses :
“Ça va encore mal se passer…”
ton cerveau ne se contente pas d’observer.
Il prépare ton corps au danger.
Ce que ton corps fait avant même que tu parles
Avant que tu dises un mot :
- tes épaules se crispent
- ton visage se ferme
- ta voix devient plus courte
- ton regard est moins ouvert
Tu n’as rien décidé consciemment.
C’est automatique.
👉 Comme un animal qui se tend avant de fuir ou d’attaquer.
Exemple concret n°1 : la réunion au travail
Tu entres dans une réunion en pensant :
“Ça va encore être compliqué.”
Résultat :
- tu parles moins
- tu coupes la parole plus vite
- tu interprètes une remarque neutre comme une critique
Tes collègues sentent la tension.
Ils deviennent plus secs, plus distants.
Et là tu te dis :
“Tu vois, j’avais raison.”
Mais en réalité, tu es entré dans la pièce avec la tension déjà allumée.
Exemple concret n°2 : le couple
Tu rentres chez toi avec cette pensée :
“On va encore se disputer.”
Sans t’en rendre compte :
- tu réponds brièvement
- tu n’écoutes qu’à moitié
- tu es prêt à te défendre
Ton partenaire ressent ce mur invisible.
Il se ferme ou attaque.
Et le conflit arrive.
Non pas parce qu’il était inévitable,
mais parce que vous êtes entrés dans l’échange en armure.
Métaphore simple : le chien dans la rue
Imagine un chien calme.
Tu passes sereinement, il reste tranquille.
Maintenant imagine que tu arrives tendu, méfiant, prêt à te défendre.
Le chien le ressent.
Il grogne.
Et tu dis :
“Je savais qu’il était agressif.”
👉 Non.
Il a réagi à ton état, pas à ton existence.
Ce que ton cerveau fait en coulisses
Ton cerveau fonctionne comme un GPS mal réglé.
Tu lui dis :
“Attention danger.”
Il te guide alors vers :
- les signes négatifs
- les gestes ambigus
- les mots maladroits
Il ignore tout ce qui contredit ton scénario.
Pourquoi tu as l’impression que “ça se confirme toujours”
Parce que :
- tu remarques ce qui va mal
- tu oublies ce qui va bien
- tu réagis plus fort au négatif
