

On nous apprend très tôt à bien faire.
Bien travailler. Bien manger. Bien tenir.
À être fiables, solides, performants.
Ce que personne ne nous apprend, c’est que le corps ne parle pas le langage des injonctions, mais celui des signaux.
👉 Fatigue. Douleurs. Brouillard mental. Irritabilité.
Ce ne sont pas des faiblesses.
Ce sont des messages.
La métaphore : le compte bancaire du corps

Imagine ton corps comme un compte bancaire.
- Le sommeil, le repos, le plaisir, le calme → des dépôts
- Le stress, la pression, le surmenage, l’auto-exigence → des retraits
Pendant longtemps, tu peux continuer à retirer
même quand le compte est presque vide.
Parce que la banque “autorise” un découvert.
Mais un jour, la carte est bloquée.
👉 Ce jour-là, ce n’est pas une punition.
C’est une mesure de sécurité.
Exemple concret
Sophie (nom fictif) fait “tout bien” :
- Elle travaille à plein temps
- Elle s’entraîne 3 fois par semaine
- Elle gère sa famille
- Elle ne s’écoute pas quand elle est fatiguée
- Elle se dit : “Ça ira quand ce sera plus calme”
Sauf que ce “plus calme” ne vient jamais.
Résultat :
- épuisement chronique
- douleurs diffuses
- perte de motivation
- parfois un arrêt forcé (burn-out, blessure, maladie)
Son corps n’a pas lâché parce qu’elle était incapable,
il a lâché parce qu’il était le seul à dire stop.
Pourquoi “tenir” n’est pas toujours une force
Tenir, c’est souvent :
- ignorer les signaux faibles
- minimiser ce qui fait mal
- normaliser l’épuisement
- confondre valeur personnelle et endurance
Mais tenir sans s’écouter,
c’est comme conduire une voiture sans regarder la jauge d’essence
en se félicitant d’aller vite.
Solutions concrètes (petits gestes, vrais effets)
🔹 1. Passer du “je dois” au “j’ai besoin”
Chaque jour, pose-toi cette question :
De quoi mon corps a-t-il besoin aujourd’hui, pas demain ?
🔹 2. Respecter les signaux faibles
La fatigue légère est un avertissement.
La fatigue extrême est une alarme.
Écouter tôt = éviter l’arrêt brutal.
🔹 3. Remplacer la performance par la régulation
Au lieu de demander :
“Est-ce que je peux tenir encore ?”
demande :
“Qu’est-ce qui m’aide à récupérer ?”
🔹 4. Redéfinir la réussite
La vraie force, ce n’est pas de tenir coûte que coûte.
C’est de savoir ralentir avant de casser.
En conclusion
Ton corps ne t’a jamais trahie.
Il t’a protégée quand tu faisais passer tout le reste avant toi.
Ralentir n’est pas un abandon.
Ce n’est pas un échec.
👉 C’est une intelligence de survie.
