Lettre dâun ancien Ă toi, qui apprends encore Ă encaisser la vie
« Pour ne plus ĂȘtre déçu, jâai appris Ă ne rien attendre de personne. La solitude est moins cruelle que la trahison. »
Je vais te dire une chose, que tu apprendras peut-ĂȘtre trop tard⊠ou peut-ĂȘtre juste Ă temps.
Pendant longtemps, jâai mis mes espoirs entre les mains des autres. Jâai cru aux promesses lancĂ©es trop vite, aux belles paroles enrobĂ©es de rien. Jâai cru que les gens allaient faire ce quâils disaient. Quâils allaient mâaimer comme je les aimais. Ătre lĂ quand jâen aurais besoin, comme jâai Ă©tĂ© lĂ pour eux.
Mais jâai appris.
Jâai appris que beaucoup ne viennent que quand ça les arrange. Que certains tâembrassent le matin pour mieux tâoublier lâaprĂšs-midi. Que les dĂ©ceptions ne viennent pas toujours de loin â parfois, elles dorment Ă cĂŽtĂ© de toi, elles tâappellent « ami », « frĂšre », ou « amour ».
Alors, Ă force de tomber, jâai changĂ© ma façon de marcher.
Aujourdâhui, je nâattends plus rien de personne. Non pas par haine, non par orgueil. Juste pour protĂ©ger mon cĆur. Je nâattends plus quâon me comprenne, quâon me sauve, quâon me donne ce que je suis capable de me donner moi-mĂȘme.
Et tu sais quoi ? Câest plus paisible ainsi.
Ce nâest pas de la froideur. Câest de la luciditĂ©. La solitude, elle a un goĂ»t amer au dĂ©but, mais elle ne ment pas. Elle ne trahit pas. Elle ne promet rien quâelle ne tienne pas.
Alors, toi qui lis cette lettre : aime, oui. Donne, oui. Mais ne perds jamais ton Ă©quilibre en te penchant trop vers les autres. Apprends Ă ĂȘtre bien seul, pour ne pas rester mal accompagnĂ©. Et surtout, ne te blĂąme pas dâavoir cru â câest le monde qui parfois ne mĂ©rite pas tant de confiance.
Mais toi⊠garde ton cĆur intact. Juste un peu plus prudent.
Avec respect et vérité,
Guido SAVERIO
Vivre avec Guido
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