💬 Lettre d’un ancien Ă  un(e) jeune — sur la montĂ©e des cancers chez les jeunes

Mon (ma) cher(e),

Si je prends la plume aujourd’hui, ce n’est ni pour faire peur, ni pour donner des leçons. C’est pour te parler franchement, comme un homme qui a vĂ©cu assez longtemps pour remarquer ce que beaucoup prĂ©fĂšrent ignorer.

Il y a quelque chose de silencieux, mais inquiétant qui se passe dans ta génération.
Les cancers explosent chez les jeunes.
Avant, on pensait que c’était un mal de “vieux”. Aujourd’hui, des trentenaires, des vingtenaires mĂȘme, se battent contre des maladies qui arrivaient jadis bien plus tard.

Pourquoi ? Ce qu’on ne te dit pas, ou si peu, c’est que ce n’est pas qu’une question de gĂ©nĂ©tique ou de malchance.

C’est une Ă©poque toxique — dans tous les sens du mot.
Toxique dans l’air qu’on respire, les aliments qu’on mange, les ondes qui nous entourent.
Toxique aussi dans le rythme qu’on te pousse Ă  suivre : rapide, stressĂ©, toujours connectĂ©, jamais reposĂ©.

Ton corps encaisse ce que l’esprit refoule.
Tu es jeune, mais ton systĂšme nerveux est usĂ©. Ton foie traite des kilos de produits chimiques par an. Ton cƓur, lui, avale trop de stress et pas assez de paix.

Je ne te dis pas ça pour te faire peur. Je te dis ça parce que tu as le droit de savoir.
Tu as le droit de remettre en question ce qu’on t’impose comme “normal” :
– Manger ultra-transformĂ© tous les jours
– Respirer des parfums de synthĂšse Ă  longueur de journĂ©e
– Boire des sodas qui n’hydratent rien
– Passer 8h par jour sur un Ă©cran bleu
– Dormir mal, penser trop, courir tout le temps


Ce n’est pas ta faute. Mais tu as le pouvoir d’ouvrir les yeux.
De ralentir. De purifier. De revenir Ă  ce qui est simple, vivant, vrai.

ProtĂšge ton corps comme un temple.
Pas par peur de mourir, mais par amour de vivre longtemps, pleinement, debout.
Mange ce qui nourrit, pas ce qui vend.
Bouge, ris, respire, dors.
Et surtout, Ă©coute ton corps avant qu’il ne crie.

Je ne te dis pas de vivre dans la peur. Je te dis de vivre en conscience.

Ce que l’on ne te dit pas, je te le murmure ici, avec douceur :
Ton mode de vie est peut-ĂȘtre ton plus grand mĂ©decin
 ou ton plus grand poison.

Prends soin de toi comme si tu Ă©tais prĂ©cieux. Parce que tu l’es.

Avec tout mon respect,
Un ancien qui veut te voir grandir longtemps, et en santé.

  • Guido SAVERIO
  • vivre avec guido